Environnement

Protéger l'environnement permettra de réduire les dépenses de santé

Selon la deuxième édition du rapport publié par l’Organisation mondiale de la santé intitulé « Prévenir la maladie grâce à un environnement sain », l’insalubrité de l’environnement est à l’origine de 12,6 millions de décès chaque année dans le monde. Et comme on pourrait s’en douter, ce sont encore les pays à revenu faible ou intermédiaire qui sont les plus touchés. Parmi la population, les enfants de moins de 5 ans et les personnes âgées de 50 à 75 ans sont les plus exposés aux risques environnementaux. 

Ismail berrada

Directeur de publication et de la rédaction

Doctinews N°87 Avril 2016

L

es enfants sont majoritairement affectés par les infections respiratoires basses et les maladies diarrhéiques tandis que les décès des personnes âgées sont causés par des maladies non transmissibles et des traumatismes. 

  Protéger l'environnement permettra de réduire les dépenses de santé

 

Les risques liés à l’environnement sont notamment dus au changement climatique, à l’usage de pesticides et au recyclage des eaux usées, aux radiations (ultraviolets et radiations ionisantes), à la manipulation de produits chimiques ou encore à la pollution de l’air pour ne pas tous les citer et provoquent, majoritairement par ordre décroissant, des accidents vasculaires cérébraux, des cardiopathies, des cancers et des affections respiratoires chroniques (pour les deux tiers des décès liés à des causes environnementales).

Il faut donc investir, investir pour améliorer et protéger l’environnement ce qui, au final, permettra de réduire les dépenses de santé. C’est prouvé ! Mais pour y parvenir, il faut mettre en place des stratégies pour encourager, par exemple, l’utilisation de technologies et de carburants propres pour la préparation des repas, pour appliquer l’interdiction de fumer dans les lieux publics, pour garantir des moyens d’assainissement adéquats, pour améliorer la circulation en ville… 

Il s’agit donc d’une vision globale qui fait intervenir de nombreux départements ministériels et les collectivités locales. Et c’est bien là que le bât blesse car la collaboration intersectorielle peine à se mettre en place au Maroc, et ailleurs, d’ailleurs ! Une chose est sûre, il faudra du temps car c’est dans le temps qu’une collaboration intersectorielle se construit. Mais une autre l’est tout autant : il faut d’ores et déjà en poser les jalons pour que, si ce ne sont pas nos enfants, ce soit au moins nos petits-enfants qui en récoltent les fruits. Garantir leur santé et leur avenir relève de notre responsabilité.

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