Mamies-mamans

Les mamies-mamans font de moins en moins exception !Et l'enfant dans tout ça ?

Elle n’est pas la première, elle ne sera sûrement pas la dernière et elle ne détient pas non plus le record. Mais, en ce moment, elle affiche clairement sa joie d’être à nouveau maman à l’âge de…. 62 ans ! La grossesse de Lina Alvarez a été rendue possible en Espagne grâce à la procréation médicale assistée (PMA), technique qui lui avait déjà permis 10 ans plus tôt (à 52 ans donc) de donner naissance à son deuxième enfant.

Ismail berrada

Directeur de publication et de la rédaction

Doctinews N°93 Novembre 2016

E

n avril dernier, c’est une femme indienne, Daljinder Kaur, âgée d’environ 70 ans, qui a donné naissance à son premier enfant (un cas similaire avait été recensé toujours en Inde en 2008) après avoir bénéficié d’une fécondation in vitro. Voilà de quoi relancer le débat sur les limites de la PMA et le phénomène des mamies-mamans, à l’heure où les grossesses après 40 ans sont déjà considérées comme tardives (quand bien même elles restent naturelles).

Sur le plan médical, les grossesses ultra-tardives, voire ultra-ultra-tardives, posent un certain nombre de problèmes puisqu’elles augmentent les risques de dysfonctionnement thyroïdien, d’hypertension artérielle, de diabète gestationnel ou encore de fausse couche, sans parler de la stimulation hormonale importante à laquelle est soumis l’organisme de la future maman. 

 Les mamies-mamans font de moins en moins exception !Et l'enfant dans tout ça ?

 

Pour le futur enfant, le risque d’anomalie chromosomique est écarté dans la mesure où ces grossesses résultent généralement d’un don d’ovocyte de femmes encore jeunes. Mais le risque majeur est celui de la mort in utéro ou de la prématurité sachant que plus l’âge de la mère est avancé et plus la prématurité est liée à une indication médicale. 

Sur la plan psychologique, on peut se demander quelle sera la place de cet enfant autour de qui les générations se mélangent. Et sur le plan éducatif, qu’adviendra-t-il si sa maman venait à tomber malade ou à mourir avant qu’il ne devienne adulte (le papa étant, dans la majorité des cas, plus âgé que la maman) ?

Il ne faut pas se leurrer. Même si l’espérance de vie augmente et que le rapport à la vieillesse évolue, avoir un enfant après 50 ans ne permet pas de l’accompagner dans la vie aussi longtemps que lorsque l’on devient parent à 20, 25 ou à 30 ans.

Alors n’est-ce pas finalement avant tout un acte égoïste que de vouloir un enfant à tout prix alors que la ménopause fixe naturellement une limite ? Il n’y a pas d’âge en amour, c’est vrai, mais il y a un âge pour donner la vie.

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