Fondamentaux

Quel impact sur la relation Médecin-Malade ?

Le concept d'Internet Santé est de plus en plus répandu et le temps où les sites étaient réservés aux professionnels de santé est révolu ! Aujourd'hui, le développement des sites communautaires permet à nombre de malades d'échanger, de s'informer et ainsi de constituer leur propre base de données d'informations médicales. Globalement, les patients pensent que l'accès aux informations médicales leur permet de se sentir moins seuls face à leur maladie ou à leurs symptômes. Toute la difficulté et l'ambigüité actuelles des relations médecin-patient s'articulent autour d'une problématique : quelle est la bonne distance à tenir pour chacun pour préserver cette relation et la commuer en relation de confiance ? Cet article propose de faire le point sur cet aspect nouveau et ses répercussions sur la relation médecin-malade à travers une large revue de la littérature, enrichie d'une réflexion personnelle sur la question.

Enjeux et réflexions

Dans la vision traditionnelle de la médecine, la formation était la priorité. Il fallait tout savoir pour être prêt à soigner son patient. Les connaissances préalables faisaient du jeune étudiant prometteur le futur praticien. Le savoir remplaçait le savoir-faire. Aujourd'hui, le médecin, dans sa formation des compétences, doit réussir à intégrer la triangulation « savoir »–« savoir-être »–« savoir-faire ». Réussir une carrière médicale équivaut à réussir dans son entreprise, et aujourd'hui de nombreux outils de coaching d'entreprise se développent (PNL, Process Com., communication non violente… qui seront abordés dans un prochain article).

Quelles actualités thérapeutiques ?

Une meilleure compréhension des mécanismes physiopathologiques de l'asthme permet l'ouverture de nouvelles voies de recherche et le développement de nouvelles molécules ciblant spécifiquement certains médiateurs ou voies de signalisation. De nombreuses drogues sont actuellement en recherche et permettent d'espérer un meilleur contrôle de l'asthme dans les prochaines années.

Trop rarement diagnostiqué

Le syndrome d'Ehlers-Danlos (SED) est une maladie génétique familiale qui atteint le tissu conjonctif, ce qui explique sa symptomatologie médicale très riche, mais sans traduction par l'imagerie (mises à part les constatations récentes du Professeur Daniel Frédy à l'IRM avec tenseur de diffusion) ou biologique (pas de test génétique dans la forme la plus connue). Malheureusement, par méconnaissance du Syndrome par le corps médical, bon nombre de personnes atteintes du SED souffrent d'incompréhension et sont souvent stigmatisées comme hypochondriaques pour éviter le terme d'hystériques ou de dépressives, ou sont victimes de comportements thérapeutiques inappropriés qui aggravent leur cas.

Trop souvent ignorées

Bien qu'elles soient à l'origine de détresse chez la femme, de frustrations et de ruptures dans le couple, les dysfonctions sexuelles féminines sont encore trop souvent objet de tabou. Elles sont pourtant bien réelles, ici comme ailleurs, et des solutions, parfois simples, existent. D'où l'importance d'encourager les femmes à en parler.

Quand le pollen devient un ennemi

Appelée également « rhume des foins », la pollinose regroupe l'ensemble des manifestations allergiques dues au pollen des plantes et des arbres qui touchent aussi bien les yeux, le nez et les bronches. Son diagnostic repose principalement sur les prick-tests et doit être réalisé par un spécialiste en allergologie.

Poser le bon diagnostic

Appelée tour à tour « goutte rose », « couperose » ou encore « acné rosacée », la rosacée est une dermatose faciale chronique qui affecte plus particulièrement les personnes à peaux claires, yeux et cheveux clairs, ce qui lui a également valu autrefois le surnom de « malédiction des Celtes ». Elle prédomine chez la femme (environ deux femmes atteintes pour un homme) se déclare rarement avant 30 ans, avec un pic d'apparition qui se situe entre 40 et 50 ans (période de la ménopause chez la femme) et motive 2 à 3 % des consultations en dermatologie.

Etude chez une population de nourrissons Marocains

De par son incidence, son polymorphisme clinique, la fréquence des anomalies urologiques sous-jacentes, l'infection urinaire (IU) pose un problème important en pédiatrie [1]. Elle est la cause de morbidité et de mortalité dans les deux premières années de vie [2], avec une prévalence qui environne les 5 % entre 2 à 24 mois pour l'American Academy of Pediatrics[3]. Ceci impose un diagnostic précoce pour minimiser le risque d'atteinte du parenchyme rénal [4]. Ainsi, l'identification des germes responsables et la détermination de leurs résistances aux antibiotiques sont nécessaires pour rationaliser le traitement antibiotique afin d'éviter le développement de résistances qui seraient préjudiciables pour les nourrissons.

Importance de la prise en charge précoce

Le strabisme est une pathologie à prendre en charge rapidement chez le nourrisson au risque de conduire à la malvoyance ou de négliger une pathologie qui pourrait mettre en jeu son pronostic vital. Le point avec le Dr Mustapha Azhari, ophtalmologue.

Quelle place dans les traitements ?

Si le conseil et l’information aux patients ont toujours fait partie de l’activité quotidienne des soignants, la démarche n’est pas pour autant toujours structurée et l’éducation thérapeutique des patients (ETP) est absente de la formation initiale. Au Maroc cependant, la diabétologie a organisé et structuré l’ETP depuis des dizaines d’années, ce qui représente un excellent exemple à dupliquer pour les autres disciplines. L’ETP a en effet toute sa place dans la prise en charge des maladies chroniques.

Première cause de mortalité cardiovasculaire

Véritable ennemie de nos artères, la plaque d'athérome se forme dans la plupart des cas lentement et silencieusement. Les études montrent que l'incidence de l'athérosclérose est en lien avec le mode de vie et les habitudes alimentaires. Il est donc possible d'agir sur certains facteurs de risque connus pour favoriser la formation et l'évolution de la plaque.

Le tissu adipeux pointé du doigt

Le syndrome métabolique regroupe un ensemble de facteurs de risques métaboliques qui, parce qu’ils sont associés, exposent le patient à un risque accru de développer un diabète de type 2 ou une cardiopathie athéroscléreuse. Les critères et les seuils de diagnostic du syndrome métabolique font désormais l’objet d’un consensus et il est admis que l’obésité centrale en est un élément prépondérant.

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