Oncologie

Oncologie 27 décembre 2017

Sothema lance ses biosimilaires

A l’occasion du lancement de leurs médicaments biosimilaires anti-cancéreux Ypeva® (bevacizumab) et Zelva® (rituximab), les laboratoires Sothema ont organisé un symposium auquel ont été convié plusieurs spécialistes en oncologie. Cet événement a été l’occasion de souligner l’apport majeur de ces médicaments dans l’amélioration de l’accès des patients cancéreux aux traitements.

 

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rganisé en marge de la Journée nationale de lutte contre le cancer, célébrée par la Fondation Lalla Salma, le symposium a connu la participation de plusieurs acteurs en oncologie. Il a aussi été marqué par la présence des responsables du laboratoire russe Biocad, partenaire de Sothema dans le projet de développement des médicaments anticancéreux biosimilaires Zelva® (rituximab) et Ypeva® (bevacizumab). Ces deux molécules sont indiquées dans le traitement des lymphomes non hodgkiniens, de la leucémie lymphoïde chronique, du cancer colorectal, du cancer du sein, du cancer du col de l’utérus, du cancer du poumon, du cancer de l’ovaire et du cancer du rein.

Des produits de haute technologie

Face à une salle comble, M. Omar Tazi, président directeur général de Sothema, a pu à peine contenir son émotion en annonçant fièrement le lancement des premiers biosimilaires anti-cancéreux fabriqués au Maroc. « Sothema a œuvré depuis sa création à développer des médicaments qui apportent un plus au patient marocain et qui répondent aux besoins des professionnels de santé.

Nous avons toujours accordé une très grande importance à l’innovation car nous croyons dur comme fer qu’elle est la clé de tout développement », a-t-il indiqué. Il a ajouté que la mise sur le marché des biosimilaires anti-cancéreux est l’aboutissement d’un long processus de développement entamé il y a plusieurs années avec le laboratoire russe Biocad, une société russe spécialisée en biotechnologie qui a été fondée en 2001.

« Développer des produits biosimilaires n’est pas à la portée de n’importe quel fabricant de médicaments. Cela nécessite des compétences très pointues et une mise à niveau des connaissances. Grâce à notre partenariat avec Biocad, nous allons bénéficier d’un transfert de technologie qui nous permettra de produire localement ces médicaments innovants.

Je tiens d’ailleurs à remercier les responsables de ce laboratoire russe qui a placé sa confiance en Sothema », a-t-il souligné. Selon les responsables de Biocad et de Sothema, les nouveaux médicaments biosimilaires, qui seront bientôt mis à la disposition des oncologues marocains, présentent toutes les garanties de qualité, de sécurité et d’efficacité des produits princeps.

Ceci a été démontré par des études cliniques et dans la « vie réelle » et qui ont été présentées en détail par le Pr Daniil Stroyakovskiy, chef du département de chimiothérapie à la Cité d’oncologie de Moscou. Ce spécialiste a par ailleurs indiqué que ces médicaments biosimilaires ont été approuvés dans de nombreux pays dans le monde (notamment l’Inde, la Bolivie, l’Ouzbékistan, l’Arménie et le Kazakhstan) et sont en cours d’enregistrement dans d’autres.

Importance des études de « vie réelle »

La question de la qualité des médicaments biosimilaires a été également évoquée par le Pr Alain Astier, spécialiste reconnu des médicaments issus de la biotechnologie, qui a indiqué que les études scientifiques ont montré que l’efficacité de ces produits est la même que celle des produits princeps.

Il a surtout insisté sur l’importance de mener des études de « vie réelle » pour évaluer les effets réels des biosimilaires chez les patients. « Lors des essais cliniques, les scientifiques sélectionnent généralement les patients présentant le même profil.

Ils ne tiennent donc pas toujours compte des variabilités des comportements et des profils qui existent dans la vie réelle. Les essais de vie réelle permettent de prendre en considération ces paramètres car ils s’intéressent à tous les patients sous traitement, quel que soit leur profil. Ce type d'études est encore plus important pour les médicaments biosimilaires qui peuvent parfois présenter des variations d’un lot à l’autre de par leur nature biologique. Cette variation ne doit pas toutefois affecter la sécurité ou l’efficacité du médicament objet de l'étude », a-t-il souligné.

Il a par ailleurs évoqué l'intérêt d'introduire des médicaments biosimilaires dans les pays en voie de développement comme le Maroc dont les ressources financières sont souvent limitées. L'expert a expliqué à ce propos que l'utilisation de ce type de médicaments aidera ces pays à réaliser des économies substantielles, ce qui permettra de traiter beaucoup plus de patients.

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