4es OncoHighlights

4es OncoHighlights 01 mars 2018

Débats autour de l’actualité en oncologie

Comme à l’accoutumée, les OncoHighlights, un événement organisé annuellement par les laboratoires Roche, ont constitué une plate-forme d’échanges scientifiques de qualité dans un cadre multidisciplinaire autour de l’actualité la plus récente en matière de prise en charge des cancers.

 

a quatrième édition des OncoHighlights a été marquée par une participation massive de spécialistes marocains venus des quatre coins du Royaume pour débattre de l’actualité de la discipline et confronter les différentes approches thérapeutiques en vue de proposer aux patients marocains les solutions thérapeutiques les plus appropriées. Cette édition a été animée et co-modérée par une sélection d’experts marocains et étrangers de renom. Le programme a été élaboré en collaboration avec un comité scientifique qui était constitué de Dr Mounir Bachouchi, Pr Souha Sahraoui, Pr Hind Mrabti, Pr Nabil Ismaili, Pr Ali Tahri et Pr Nawfel Mellas. Le caractère multidisciplinaire de l’événement et la qualité des débats lors de cette édition ont été particulièrement appréciés par les participants.

L’innovation comme moteur de développement

L’introduction aux OncoHighlights a été assurée par le Dr Bart Vanhauwere, Directeur Général Roche Maroc et Afrique du Nord, qui a souligné le succès rencontré par cet événement scientifique depuis son lancement et qui est devenu aujourd’hui incontournable sur le plan national. Il a expliqué que ce succès a été révélé par le fait que 97 % des participants recommandent aujourd’hui l’événement à un confrère. le Dr Vanhauwere a par ailleurs exposé la vision de Roche en matière de recherche qui est basée sur l’innovation. « Roche a toujours placé l’innovation au cœur de son action et en a fait le moteur de son développement. J’en veux pour preuve le pipeline de Roche très riche. Ainsi, en oncologie, nous avons 22 molécules en phase de développement I et II et 3 nouvelles molécules en phase III. Nous avons aussi 26 indications additionnelles, dont 18 pour l’immunothérapie. L’oncologie reste donc notre domaine thérapeutique principal, mais nous sommes en train de nous diversifier, particulièrement dans les neurosciences. A titre d’exemple, Roche vient d’avoir l’AMM en Europe pour notre nouvelle molécule dans la sclérose en plaque », a-t-il expliqué. Il a ajouté que Roche déploie tous ses efforts pour faire participer le Maroc au programme de développement de son pipeline à travers la contribution aux études de phase III multicentriques internationales. « Nous faisons également de notre mieux pour que ces innovations soient accessibles au patient marocain le plus rapidement possible, en déposant les dossiers d’enregistrement le plus tôt possible. Par exemple, nous avons déjà déposé le dossier de notre molécule d’immunothérapie. L’innovation ne s’arrête pas là. Dans le cadre de la médecine personnalisée, nous avançons aussi sur le volet du diagnostic. En effet, Roche développe sa présence dans le diagnostic en oncologie, notamment avec les solutions apportées par « Foundation Medicine », a-t-il indiqué.

Un partenariat stratégique

Foundation Medicine est une entreprise spécialisée dans l’analyse moléculaire et génomique, leader aux Etats-Unis dans le domaine du profilage moléculaire. Elle a été développée en 2010 par des biologistes moléculaires et des oncologues de renom. « Foundation Medicine commercialise des services de séquençage et développe des partenariats avec de nombreux industriels dont Roche Pharma pour leur offrir des services de séquençage qui sont utilisés dans le cadre d’essais cliniques. Aujourd’hui, plus de 120 000 patients dans le monde ont pu bénéficier de ses différents services », a expliqué le Dr Mouna Champain, Directrice Médicale Tumeurs Solides et Testing chez Roche France. Par exemple « Foundation One® », est un test qui applique la technologie du séquençage haut débit pour identifier les altérations génomiques de 315 gènes connus pour être impliqués dans les tumeurs solides. A titre d’exemple également, ce test permet d’effectuer une estimation de la charge mutationnelle (TMB) et de l’instabilité micro-satellitaire pour aider à identifier les patients les plus susceptibles de bénéficier des immunothérapies. D’autres produits spécifiques des hémopathies et des biopsies liquides sont aussi disponibles. Selon le Dr Champain, le partenariat avec Foundation Medicine va permettre à Roche d’avoir une vision encore plus précise de la maladie cancéreuse, d’améliorer les solutions diagnostiques et le monitoring et, in fine, d’offrir de meilleures chances de survie pour les patients. Il s’agit donc d’un partenariat stratégique qui devrait constituer un tournant dans la prise en charge personnalisée des patients atteints de cancers (PHC 2.0).

L’apport de l’immunothérapie

Outre la conférence sur le partenariat entre Roche et Foundation Medicine, le programme des 4es OncoHighlights a comporté une conférence consacrée à la biopsie liquide et plusieurs sessions dédiées aux cancers du sein, du poumon et aux cancers urologiques et digestifs. Concernant le cancer du poumon ALK positif, le Pr wDavid Planchard de l’Institut Gustave Roussy a anticipé un changement de l’algorithme thérapeutique à la lumière des résultats des études de phase III des nouvelles générations d’inhibiteur d’ALK. Les échanges ont également porté sur l’immunothérapie, une thématique qui a été abordée par le Dr Delphine Loirat, spécialiste en oncologie médicale à l’Institut Curie à Paris.

le Dr Loirat a expliqué en détail les aspects pratiques de l’immunothérapie, un traitement qui vise à stimuler les défenses immunitaires de l’organisme pour qu’il puisse mieux lutter contre le cancer. Elle a indiqué que l’immunothérapie est mieux tolérée que les chimiothérapies et les thérapies ciblées et offre une meilleure qualité de vie aux patients et un bénéfice en terme de survie globale.

« Ceci a été démontré par des études de phase III, notamment dans le cancer du poumon métastatique où, en deuxième ligne, l’immunothérapie permet une meilleure qualité de vie que la chimiothérapie », a-t-elle souligné. Dr Loirat a également insisté sur l’importance de maîtriser le profil de tolérance des immunothérapies grâce à la détection précoce des symptômes et à une prise en charge multidisciplinaire des effets secondaires éventuels. « Cette prise en charge doit aussi être précoce et doit faire intervenir des spécialistes d’organes comme les pneumologues, les gastroentérologues et les dermatologues. En fait, il faut constituer une équipe de praticiens pour une prise en charge multidisciplinaire et rapide », a-t-elle souligné. Elle a mentionné par ailleurs que « pour une prise en charge rapide et adaptée, il faut un réseau de médecins spécialistes et s’appuyer aussi sur des recommandations que l’on a maintenant avec celles de l’ESMO ».

 

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