Troubles d’apprentissage

Troubles d’apprentissage 12 septembre 2018

Améliorer leur prise en charge

La Société marocaine des psychologues cliniciens (SMPC) a organisé le 30 juin dernier un séminaire dédié à la neuropsychologie et aux troubles d’apprentissage.

Animé par le Dr Fatima Boutbibe, présidente de la SMPC, il a été l’occasion de débattre de la prise en charge des troubles d’apprentissage au Maroc et des moyens permettant de l’améliorer. Selon le Dr Boutbibe, le retard de dépistage de ce type de troubles est un problème majeur qui complique grandement leur prise en charge. « Face à un enfant en CE1 par exemple atteint de plusieurs troubles d’apprentissage, notre marge de manœuvre est beaucoup plus importante car nous pouvons mieux organiser la prise en charge et procéder par priorités. En revanche, pour un enfant en CM1 présentant plusieurs troubles d’apprentissage qui n’ont jamais été dépistés, la prise en charge est beaucoup plus compliquée car les troubles doivent tous être traités en même temps. Il est donc très important de dépister les troubles d’apprentissage à un âge précoce pour éviter cette situation », a-t-elle expliqué. Outre le dépistage précoce, la spécialiste a insisté sur l’importance d’une bonne évaluation des troubles. « Il arrive que des enfants soient considérés comme déficients intellectuels alors qu’ils souffrent uniquement de troubles d’apprentissage. Cette situation est due au fait que certains spécialistes n’effectuent pas les tests d’évaluation et les bilans adéquats », a-t-elle souligné. La sensibilisation des autorités publiques, notamment le ministère de l’Enseignement, et des responsables des écoles publiques et privées à la nécessité d’adapter le rythme scolaire aux spécificités des enfants atteints de troubles d’apprentissage tels que la dyslexie et la dyspraxie est un autre volet abordé par la spécialiste. Elle a ainsi évoqué certaines mesures à même d’aider les enfants souffrant de troubles d’apprentissage à réussir leur scolarité. « Le ministère de l’Enseignement peut par exemple allonger le temps de scolarité des enfants souffrant de troubles d’apprentissage. Au lieu de passer leur Bac au bout de 12 années d’études, les enfants pourront le faire à leur rythme, au terme de la 14e ou la 15e année d’étude. Cette mesure pourrait éviter à ces enfants un décrochage scolaire », a-t-elle indiqué.

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