Routes meurtrières

Routes meurtrières

« Cinq personnes sont mortes et 1 339 autres ont été blessées, dont 65 grièvement, dans 987 accidents de la circulation survenus en périmètre urbain durant la semaine allant du 23 au 29 juin… ». « 24 personnes ont été tuées et 1 256 autres blessées, dont 95 grièvement, dans 930 accidents de la circulation survenus en périmètre urbain dans la semaine du 16 au 22 juin 2014… ». « Quatorze personnes ont été tuées et 1.221 autres blessées… », ainsi se suivent et se ressemblent les communiqués hebdomadaires de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) ! Résultat, avec 4 000 décès chaque année et 12 000 blessés, le Maroc est classé au premier rang des pays arabes les plus meurtriers et 6e au niveau mondial. Pas de quoi être fier !

Ismail berrada

Directeur de publication et de la rédaction

Doctinews N°68 Juillet 2014

 

L

es accidents de la route sont aujourd’hui reconnus à l’échelle mondiale comme un enjeu de santé publique à l’origine de pertes de capacité productive et de lourdes dépenses (médicales et sociales). Ils coûteraient au Maroc 14 milliards de dirhams chaque année, soit près de 2 % du PIB du Royaume.
à qui incombe la responsabilité de cette hécatombe ? La réponse est sans détours. Elle nous incombe à tous !
Elle incombe d’abord au gouvernement chargé de rédiger et de faire respecter les lois, et chargé de déployer et d’entretenir l’infrastructure routière. Certains tronçons sont mal conçus et mal entretenus, ce n’est un secret pour personne.
Elle incombe ensuite aux usagers des routes qui manquent de civisme et adoptent des comportements souvent irresponsables mettant en danger la vie des autres. Dépassements dangereux, feux grillés, panneaux de stop ou priorités à droite non respectés… qui n’a pas été témoin, un jour ou l’autre, de telles imprudences ?

Les accidents de la route sont à l'origine de 4 000 décès chaque année

Elle incombe également à la société qui néglige son rôle dans l’éducation et la sensibilisation à la sécurité routière. Le permis à points est censé être un dispositif pédagogique en matière de sécurité routière. Peut-être ! Mais que dire de la pédagogie en matière d’apprentissage de la conduite au Maroc ?
Enfin, l’efficacité des secours et les moyens mis à disposition pour intervenir sur les lieux des accidents sont bien évidemment à remettre en question, non pas, cette fois-ci, pour éviter les accidents, mais pour sauver des vies !
En cette période de Ramadan où le nombre d’accidents augmente, et à l’approche des vacances où les déplacements vont se multiplier, un seul mot d’ordre est à retenir : restons prudents et vigilants.

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