Halte à l’obésité !

Halte à l’obésité !

L’obésité infantile gagne chaque année un peu plus de terrain dans le monde. À tel point que l’Organisation mondiale de la santé a tiré la sonnette d’alarme et a annoncé, lors de la dernière Assemblée mondiale de la santé, en mai dernier, la mise en place d’une Commission sur les moyens de mettre fin à l’obésité infantile.

Ismail berrada

Directeur de publication et de la rédaction

Doctinews N°69 Août / Septembre 2014

 

Objectif : améliorer la santé des enfants et réduire l’incidence future des cardiopathies, du diabète et d’autres pathologies qui lui sont liées. Car en 2012, près de 40 millions d’enfants de moins de 5 ans étaient concernés par le surpoids et l’obésité à l’échelle mondiale. Un chiffre qui sera porté à 70 millions en 2025, si rien n’est fait !
Au Maroc, dans un document intitulé « Stratégie nationale de la nutrition 2011-2019 », le ministère de la Santé indique que 14 % des enfants de moins de 5 ans ont un surpoids et que 5,4 % sont obèses. « Le phénomène de surpoids et d’obésité infantile est en nette augmentation dans la société marocaine », est-il clairement indiqué.
Or, la probabilité qu’un enfant obèse le reste à l’âge adulte varie, selon les études, de 40 à 65 %, et l’obésité chez les adultes a nettement évolué ces dernières années. Pour preuve, l’enquête nationale sur l’anthropométrie, réalisée en 2011 par le Haut Commissariat au Plan, qui a montré que l’obésité chez les adultes affecte aujourd’hui un tiers de la population. Ainsi, 10,3 millions de Marocains adultes, dont 63,1 % de femmes, sont en situation d’obésité ou de pré-obésité. En dix ans, l’obésité, dont celle grave et morbide, a augmenté de 7,3 % par an entre 2001 et 2011.

la probabilité qu’un enfant obèse le reste à l’âge adulte varie de 40 à 65 %

L’idée n’est pas de noircir le tableau, mais si l’on considère que l’obésité réduit l’espérance de vie, qu’elle multiplie les risques cardiovasculaires ou de diabète par trois et le risque d’accident vasculaire par deux, qu’elle constitue un facteur de risque d’hypertension artérielle et que les personnes obèses sont plus fréquemment atteintes de problèmes rhumatologiques et respiratoires, nul doute qu’elle constitue un réel enjeu de santé publique. Le rôle des professionnels de santé dans ce domaine, pour aider à prévenir ou corriger les problèmes de surpoids, est capital. Un nouveau défi à affronter, pendant qu’il en est encore temps !

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