Des avancées et des espoirs

Un seul virus suffit à faire trembler la communauté internationale

La première greffe de rein réalisée avec succès dans le monde date de 1959. Celle du cœur de 1967 et celle du bloc cœur poumon de 1981. Plus récemment, en 2010, la première greffe totale du visage a permis à un patient atteint de neurofibromatose de voir sa vie transformée. Entre 2011 et 2014, trois mains bioniques contrôlables par la pensée ont été implantées sur des patients accidentés.

Ismail berrada

Directeur de publication et de la rédaction

Doctinews N°77 Mai 2015

En avril 2015, l’implantation d’un troisième cœur artificiel est au cœur de l’actualité. Et ce ne sont là que quelques exemples des progrès considérables de la médecine qui fait désormais appel à une technologie de plus en plus pointue. Des yeux artificiels, des prothèses robotisées, des interventions chirurgicales à des milliers de kilomètres de distance…, ce qui relevait de la science-fiction, il y a quelques années encore, est aujourd’hui devenu réalité.

 un seul virus suffit à faire trembler la communauté internationale

On ne saurait que se réjouir de ces progrès car, même si certains d’entre eux font encore peur, ce sont ces mêmes progrès qui ont rendu possible des interventions dites de routine aujourd’hui. L’anesthésie, par exemple, a révolutionné la chirurgie, la découverte de la ciclosporine a largement contribué au développement de la greffe d’organes en réduisant la fréquence et la gravité des rejets et les rayons X ont considérablement amélioré le diagnostic d’un grand nombre de pathologies.
Pourtant, face à toutes ces avancées, un seul virus suffit à faire trembler la communauté internationale. Qualifié de mortel, tenace et impitoyable par l’Organisation mondiale de la santé, le virus Ebola a tué des milliers de personnes. Le virus du Sida, lui aussi, continue de faire des ravages, le paludisme cause chaque année près d’un demi-million de décès et les bactéries se montrent de plus en plus résistantes aux antibiotiques ! Il est des domaines que le progrès ne semble pas encore avoir maîtrisé. Les champs de recherche restent vastes, notamment du côté des micro-organismes qui n’ont pas encore livré tous leurs secrets, et les besoins sont immenses. Plusieurs voies sont ouvertes qu’il va falloir sérieusement exploiter car les maladies infectieuses sont loin d’avoir dit leur dernier mot.

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