Octobre rose

Le ruban rose est devenu le symbole du cancer du sein

Si le nombre de cancers du sein augmente chaque année -à l’échelle mondiale, il est admis qu’une femme sur 9 en sera atteinte- le taux de mortalité est en diminution depuis plusieurs années. Les progrès de la médecine dans le domaine de la prise en charge, mais aussi et surtout les campagnes d’information et de sensibilisation sur le dépistage et le diagnostic précoces, en sont à l’origine.

Ismail berrada

Directeur de publication et de la rédaction

Doctinews N°81 Octobre 2015

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armi ces campagnes, celle d’octobre rose est certainement la plus vaste. Elle se déroule chaque année durant tout le mois d’octobre dans plus de 70 pays avec pour symbole le ruban rose.
Le « pink ribbon » ou ruban rose a été créé en 1992 par Evelyn H. Lauder, alors vice-présidente de la société Estée Lauder Compagnies, et l’une de ses amies Alexandra Penney, de la revue « Self Magazine ». Il est devenu, au fil des années, l’outil de sensibilisation à la lutte contre le cancer du sein par le dépistage, le traitement, l'accompagnement et la recherche. Et même après le décès d’Evelyn H. Lauder (elle a survécu à un cancer du sein mais a été emportée à l’âge de 75 ans par un cancer ovarien en 2011), le ruban rose continue de s’afficher partout dans le monde à l’occasion du mois d’octobre.

  Le ruban rose est devenu le symbole du cancer du sein

Au Maroc, et malgré tous les progrès enregistrés au cours de cette dernière décennie, le diagnostic du cancer du sein, qui représente 34 % des cancers chez la femme, est encore trop tardif. Les campagnes menées ces dernières années, et notamment celles organisées par la Fondation Lalla Salma – Prévention et traitement des cancers, et celles programmées tout au long de l’année par les différents centres et services d’oncologie, ont permis d’enregistrer une augmentation significative du nombre de dépistages et de diagnostics précoces. Et c’est tant mieux car, comme l’explique le Pr Ali Tahri Joutei Hassani, oncologue radiothérapeute et président de la Société marocaine de cancérologie (SMC), « un cancer diagnostiqué à un stade précoce, tous cancers confondus, a plus de 75 % de chances de guérison contre moins de 5 % pour un cancer à un stade métastatique ». Mais ce n’est pas suffisant ! Voilà pourquoi, en ce mois d’octobre, et cela vaut aussi pour chacun des autres jours de l’année, la SMC demande à tous les médecins et surtout aux médecins généralistes de s’intégrer dans une politique multidisciplinaire de prévention, de dépistage et de diagnostic précoces, de traitement et de surveillance post-thérapeutique, l’objectif étant d’offrir les meilleures chances de guérison aux patientes. Le message est transmis.

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