Thérapies d’appoint

L'hortitherapie a trouvé sa place dans plusieurs pays

Tout ce qui est bon pour la santé est bon à prendre, qui plus est lorsqu’il s’agit de pratiques accessibles et à la portée de tous ! 

Ismail berrada

Directeur de publication et de la rédaction

Doctinews N°82 Novembre 2015

T

el est le cas du jardinage puisque les résultats d’une étude menée par deux universités britanniques (1) sur 269 personnes et publiées dans la revue Journal Of Public Health le confirment. Les chercheurs qui se sont penchés sur les bienfaits du jardinage ont pu mesurer des bénéfices sur l’estime de soi, l’apaisement des sentiments de colère et la dépression. Ils ont également constaté une baisse de l’indice de masse corporelle chez les apprentis jardiniers en divisant leur panel en deux groupes : 136 participants ont eu accès à des terrains communautaires pour pratiquer une activité de jardinage à raison de 30 minutes une fois par semaine et 133 personnes ont constitué le groupe de contrôle. 

  L'hortitherapie a trouvé sa place dans plusieurs pays

L’hortithérapie ou « jardinage à des fins thérapeutiques » n’est pas une discipline nouvelle puisqu’elle a trouvé sa place depuis plusieurs années déjà dans les pays d’Amérique du Nord et au Japon notamment. En France, elle est évoquée dans le cadre du plan Alzheimer en tant que thérapie d’appoint au même titre que d’autres thérapies telles que l’art thérapie ou la musicothérapie. 

Les avantages de l’hortithérapie sont nombreux puisqu’elle permet de stimuler les cinq sens que sont l’ouïe, l’odorat, la vue, le toucher et le goût. Elle sollicite les capacités d’observation, permet de stimuler la mémoire, de créer ou d’entretenir des liens, encourage la mobilité… Même s’il est difficile de mener des études scientifiques dans ce domaine car comme l’indique  le Pr Jacques Gaucher, directeur du laboratoire de psychologie de la santé et du développement (Université Lumière - Lyon 2), dans un article publié sur le site de l’association France Alzheimer « les indicateurs de mesure de l'efficacité des thérapies non médicamenteuses restent à construire » (2), différentes approches thérapeutiques non médicamenteuses ont été développées au cours de ces dernières années et, à condition de trouver celle qui convient le mieux à chaque patient  et en tenant compte de sa pathologie, il est désormais admis qu’elles participent largement au bien-être et à la qualité de vie des patients. N’est-ce pas déjà là un indicateur suffisant pour encourager leur développement à plus grande échelle !

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