Sacs plastiques

Le pharmacien doit souvent proposer des sacs à des fins de discrétion

Le 1er juillet 2016 signe l’entrée en vigueur de la loi 77-15 qui interdit la fabrication, l’exportation, la commercialisation et l’utilisation des sacs en matières plastiques. Cette loi, qui s’accompagne d’amendes et de sanctions envers les réfractaires allant de 10 000 dirhams pour les vendeurs à 1 million de dirhams pour les fabricants, a pour objectif de contribuer à la préservation  de la santé et de l’environnement. Il faut dire que le Maroc, avec une consommation de 900 sacs plastiques par an et par personne, rejette annuellement quelque 120 000 tonnes de sacs en plastique dans la nature ! Il est ainsi classé deuxième plus grand consommateur mondial, juste derrière les Etats-Unis. 

Ismail berrada

Directeur de publication et de la rédaction

Doctinews N°90 Juillet 2016

U

ne vaste campagne de sensibilisation de l’ensemble des citoyens baptisée « Zéro Mika » a été lancée afin que chacun puisse prendre conscience des lourdes conséquences que l’utilisation des sacs en plastique engendre sur l’environnement (il faut compte entre 100 et 400 ans pour qu’un sac en plastique se dégrade) et soit informé des solutions alternatives. 

 Le pharmacien doit souvent proposer des sacs à des fins de discrétion

 

Tous les commerçants sont concernés par cette mesure, y compris les pharmaciens qui, dans le cadre de l’exercice de leurs fonctions, doivent respecter un devoir de confidentialité. Ils sont donc souvent contraints de proposer des sacs à des fins de discrétion. 

Parmi les solutions alternatives, plus coûteuses mais inévitables, les sacs en papier ont déjà fait leur entrée à l’officine. Plus facilement absorbés par la nature, ils sont cependant moins solides et fabriqués grâce aux arbres coupés. Une utilisation rationnelle est donc recommandée pour éviter le gaspillage de papier !

Autre alternative, le sac en tissu réutilisable, a sans doute de beaux jours devant lui. Il est cependant encore plus coûteux pour le commerçant, surtout s’il n’est pas réutilisé ! 

Et c’est peut-être à ce niveau-là que le pharmacien a un grand rôle à jouer. Car en tant qu’acteur de la santé qui entretient une relation de confiance avec ses clients basée sur le conseil avisé, il est l’un des mieux placé pour participer à la sensibilisation et à l’éducation de la population (il le fait d’ailleurs déjà chaque jour). Une simple petite question telle que : « Voulez-vous un sachet ? » (une boite de médicament trouve aisément sa place dans une poche ou un sac à main !) ou un petit message imprimé sur le sac en tissu tel que « Pensez à me ramener », finiront sans aucun doute, à terme, par modifier les comportements. Il faudra du temps, c’est évident, mais nos enfants nous remercierons.

Dans la même rubrique

CAMPAGNE DE VACCINATION CONTRE LA COVID-19, UN DÉFI D’ENVERGURE

CAMPAGNE DE VACCINATION CONTRE LA COVID-19, UN DÉFI D’ENVERGURE

CETTE CAMPAGNE A DONNÉ SES FRUITS PUISQUE LE NOMBRE DE PERSONNES VACCINÉES NE CESSE DE CROÎTRE

La campagne de vaccination contre la Covid-1...

Lire la suite

MALADIE D'ALZHEIMER

MALADIE D'ALZHEIMER

LA MALADIE REPRÉSENTE PLUS DE 1% DU PIB MONDIAL !

La communauté internationale célébrera le 21 septembre prochain la Journée mondiale de ...

Lire la suite

CORONAVIRUS

CORONAVIRUS

 Au Maroc, la situation semble pour l’instant sous contrôle.  

 La peur suscitée par le coronavirus vire peu à peu à la psychose. Les...

Lire la suite

PÉNURIE

PÉNURIE

 LES PROFESSIONNELS DE SANTÉ SONT CONCENTRÉS À CASABLANCA

La carte sanitaire élaborée par le ministère de la Santé montre une grande p...

Lire la suite

TABAGISME

TABAGISME

CE FLÉAU CAUSE CHAQUE ANNÉE LE DÉCÈS DE 8 MILLIONS DE PERSONNES

Fondation Lalla Salma-prévention et traitement des cancers, la prévalenc...

Lire la suite

DÉMENCE

DÉMENCE

 LE NOMBRE DE CAS DE DÉMENCE VA DOUBLER D'ICI 2050

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le nombre de personnes atteintes de d...

Lire la suite

Copyright © 2022 Doctinews.

All rights reserved.