Il y a urgence !

Il y a urgence ! 20 février 2018

Le Ramed n’a fait qu’exacerber des dysfonctionnements déjà existants

L’Observatoire national du développement humain (ONDH) a publié un rapport d’évaluation du RAMed intitulé « Evaluation du Régime d’Assistance Médicale aux économiquement démunis (RAMed) »..

 

Doctinews N°107 Février 2018

ISMAIL BERRADA

Directeur de publication et de la rédaction


 Pour les auteurs de ce rapport, « l’amélioration de l’accès aux soins des personnes pauvres et vulnérables est un acquis indéniable du RAMed », même s’il doit être nuancé.

Mais pour l’hôpital public, il en est tout autre ! Car ce dispositif n’a fait qu’exacerber des dysfonctionnements déjà existants au sein de l’hôpital public, notent-ils également dans la synthèse de ce document (1).

En effet, l’adhésion massive au RAMed, au cours de la première année de mise en place notamment, a généré une demande importante en soins que l’offre n’était pas en mesure de couvrir, tant sur le plan matériel, humain que financier. Des ressources financières ont bien été allouées, mais elles se sont très vite révélées insuffisantes et, surtout, « les modalités de gestion prévues par la loi 65-00 n’ont pas été appliquées ».

Le matériel médical, beaucoup plus utilisé, s’est usé plus rapidement, et les stocks de consommables et de médicaments ont rapidement diminué allant parfois jusqu’à la rupture.

Enfin, la charge de travail du personnel hospitalier a considérablement augmenté entrainant une « multiplication des manifestations de stress, de fatigue et de démotivation au travail ».

La conséquence est double puisque les bénéficiaires du RAMed se détournent du régime tandis que les patients dits « payeurs » (qui bénéficient d’une assurance maladie et qui sont aussi une source de financement de l’hôpital) se dirigent vers le secteur privé.

Or, comme le souligne toujours les auteurs, « les conclusions de l’évaluation de la phase pilote du RAMed effectuées par le ministère de la Santé avaient bien mis en exergue les besoins de mise à niveau de l’infrastructure hospitalière pour réussir la généralisation du dispositif ». Le message n’a donc pas été entendu et, aujourd’hui, il devient urgent de mettre en place des mesures correctives à même de garantir la viabilité d’un tel système, au risque de le perdre à jamais !

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