DÉMENCE

DÉMENCE 20 juin 2019

 LE NOMBRE DE CAS DE DÉMENCE VA DOUBLER D'ICI 2050

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le nombre de personnes atteintes de démence devrait tripler dans les trente prochaines années, passant de 50 à 152 millions. Cette progression fulgurante devrait s’accentuer dans les décennies suivantes eu égard à l’allongement de l’espérance de vie de la population et à la baisse de la fécondité.

 

Doctinews N°122 Juin 2019

ISMAIL BERRADA

Directeur de publication et de la rédaction


 Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le nombre de personnes atteintes de démence devrait tripler dans les trente prochaines années, passant de 50 à 152 millions. Cette progression fulgurante devrait s’accentuer dans les décennies suivantes eu égard à l’allongement de l’espérance de vie de la population et à la baisse de la fécondité. Dans les pays du Maghreb, le nombre de personnes âgées de 60 ans et plus devrait passer de 10,2 millions en 2018 à près de 30,5 millions à l’horizon 2050, indique le Haut Commissariat au Plan dans son dernier numéro de la revue « Les cahiers du plan » (1).

Au Maroc, ce nombre atteindra un peu plus de 3,6 millions contre 1,5 million en 2018. Ce vieillissement de la population laisse présager une augmentation du taux de prévalence de la démence qui touche principalement les personnes âgées, et qui a des répercussions aussi bien sur la qualité de vie des personnes atteintes et de leur entourage que sur l’économie. Ainsi, en 2015, l’OMS a estimé le coût économique total de cette pathologie dans le monde à 818 milliards de dollars, soit 1,1% du produit intérieur brut mondial ! Pour faire face à la progression de la maladie dans le monde, l’OMS a donc élaboré des recommandations destinées à soutenir les efforts déployés par les gouvernements pour endiguer cette problématique de santé publique.

Ces « lignes directrices » constituent une base de connaissances pour les professionnels de santé qui leur permet de mieux sensibiliser leurs patients à l’importance d’adopter un mode de vie sain. Car, bien que l’âge soit le principal facteur de risque pour cette maladie, la recherche scientifique a montré que certains gestes (notamment la pratique d’une activité physique, le contrôle du poids, de la tension artérielle et de la glycémie) peuvent aider à combattre la maladie. En raison de l’insuffisance des structures de soins et de la rareté des professionnels de santé spécialisés en gériatrie, il semble que la meilleure voie pour limiter l’incidence de cette problématique au Maroc soit celle de la prévention. Les différents acteurs impliqués dans la prise en charge des personnes atteintes de maladies neurodégénératives doivent donc unir leurs efforts pour promouvoir les vertus d’un mode de vie sain auprès de la population, surtout les plus jeunes, afin de les aider à adopter les comportements sains à même de réduire le risque de développer cette pathologie handicapante.

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