Sages-femmes

Sages-femmes 17 juillet 2019

« Notre quotidien n’est pas du tout rose »

A l’occasion de la journée mondiale de la sage-femme, l’Association nationale des sages-femmes du Maroc, en partenariat avec le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) et l’ambassade du Canada, a organisé une rencontre sous le thème « La sage-femme défend les droits des femmes ».

L’objectif de cet événement a été de rappeler l’importance du rôle de la sage-femme dans l’amélioration de la santé sexuelle et reproductive de la femme, et ce à travers la réduction de la mortalité et de la morbidité maternelle et infantile et de la préservation des droits sexuels et reproductifs des femmes. « Près de 80 % des accouchements dans le secteur public sont effectués par les sages-femmes. C’est dire le rôle primordial que jouent ces professionnelles de santé dans les structures de soins du Royaume », a indiqué Rachida Fadil, présidente de l’Association nationale des sages-femmes du Maroc. « Notre métier est l’un des plus beaux du monde. Pour autant, notre quotidien n’est pas du tout rose. Les conditions de travail sont difficiles en raison de la carence en ressources humaines. Pourtant, près de 2 200 sages-femmes sont aujourd’hui au chômage », a-t-elle poursuivi. La réglementation du métier est un autre problème auquel fait face la profession. Car même si une loi qui encadre l’exercice du métier a été publiée en 2016, ses textes d’application n’ont pas encore vu le jour. A cela s’ajoute l’absence d’un ordre professionnel représentant la profession à l’instar d’autres métiers de la santé. « Les différents acteurs impliqués doivent oeuvrer à améliorer les conditions de travail des sages-femmes. Par ailleurs, la sage-femme ne doit plus jouer le rôle du bouc émissaire auquel on attribue les maux dont souffre le système de santé », a-t-elle conclu.

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